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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 18:15

PETITE    HISTOIRE    D'UNE  GRANDE  FAMILLE

1 novembre 2008

 

Première église paroissiale


 

 

Église Ste Catherine-de-Sienne 1943

 

À la fin du mois d’octobre, on recevait le permis d’Ottawa pour la construction de la nouvelle église et le deux novembres les chantiers s’ouvraient et l’on put dire la messe de minuit à la nouvelle chapelle et les services religieux s’y sont continués depuis " 

 

"  Évidemment il ne s’agissait que d’une installation provisoire et les travaux ont continué. L’architecte de la chapelle fut M. A. D. Gascon, de Gascon et Parent de Trois-Rivières et Montréal. On a manifesté un goût remarquable dans la construction de la chapelle et tout en lui gardant son caractère provisoire, l’architecte a su rappeler les caractères des édifiPEces de Sienne, ville où a vécu la patronne de la paroisse, saint Catherine de Sienne. "

 

  L’entrepreneur général a été M. Jos Renaud. Les autres contrats ont été distribués comme suit : plomberie : Germain et Frères, électricité : Lucien Ducharme; peinture : Studio Hébert; portes et fenêtres : Albert Roux.

 

  Tout le mobilier est l’œuvre des frères Morissette de la Banlieue.

 
Statues de Léo Arbour

 

   Les statues : une sainte Catherine de Sienne, la sainte Vierge et saint Joseph sont l’œuvre de Léo Arbour, jeune et habile sculpteur sur bois de la Pointe-du-Lac. La statue de sainte-Catherine-de-Sienne, d’une hauteur de cinq pieds et six pouces, sera placée à l’extérieur de l’église. Les deux autres iront sur les autels latéraux.

 

"  Le curé, le R. Père Sylvain, a tenu à garder à son église un cachet de paysannerie et de simplicité qui ne manque pas de sens. Les rideaux des confessionnaux ont été tissés par le Cercle des fermières de la paroisse. Les courtines de même que le tapis du chœur ont été tissés à la maison. "

 

  Depuis la fondation de la paroisse tout s’est organisé rapidement dans le domaine paroissial. On compte déjà plusieurs œuvres et associations solidement établies. La paroisse possède déjà sa Caisse populaire, ses cercles Lacordaire et sainte Jeanne-d’Arc, le service des loisirs. En fin de semaine on y institua le tiers-ordre dominicain.

 

 D’ici quelques semaines sur le terrain de la fabrique on aménagera un jeu de tennis et de croquet et un losange pur le jeu de balle.

 

L’on n’a pas négligé non plus les mouvements spécialisés et la paroisse compte déjà ses cercles de la J.A.C. et de la J.A.C.F., qui ont des représentants dans la Fédération provinciale. "

 

 " Parmi d'autres détails intéressants à souligner, notons que l'on est à organiser dans la nouvelle paroisse une coopérative de consommation.

" La nouvelle église est dotée d’un orgue électrique Minschall vendu par la maison C.W. Lindsay des Trois-Rivières. L’organiste de la paroisse est Mme Matthews. "
 

"
D
ans l’Esprit paroissial de février 1945, le Père Sylvain raconte les grandes premières :


" Il est toujours mémorable d’être le premier. Pourquoi ne pas le consigner d’une façon spéciale ".

 

"  Le Père Curé administra le premier baptême le 1 er octobre 1943 à la Cathédrale. Fut fait enfant de Dieu ce jour-là : Marie, Thérèse, Diane, enfant de Paul-Émile Proulx et de Irène Laroche (M. Proulx demeure actuellement sur la rue Parent). Le premier à être baptisé dans la Banlieue fut Jean-Claude Roberge, enfant de Jean-Paul Roberge et de Rachel Beaulieu. La cérémonie eut lieu au presbytère le 17 octobre 1943. Les premiers jumeaux à être baptisés dans notre paroisse furent François-Xavier et Roger Legendre, enfants  d’Armand Legendre et de Gertrude Rouette. Ce baptême eut lieu le 11 décembre 1943. Le 11 janvier 1944 fut baptisé fut baptisé Joseph Émile René Claude, enfant de Robert Caron et de Germaine Bellemare. Et c’était le premier baptême dans notre église. (Mme Caron demeurent voisins du terrain où se trouvait l’ancienne église. D’ailleurs, Mme Caron est la fille de M. Bellemare qui a vendu sa terre aux pères Dominicains pour qu’ils s’installent aux Trois-Rivières. Claude est Dominicains.

 

  Il y eut évidemment un premier mariage. En effet, le 7 juin 1944 le Père Curé bénissait l’union de Gérard Guilbert et de Marie-Claire Ricard. Tous deux étaient de la J.A.C. et membres des cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d’Arc. Il y eut, hélas, un premier deuil. Le 30 décembre 1943 décédait Albert Duval à l’âge de 80 ans. Le service fut chanté le 3 janvier 1944 dans notre église. (…) Mentionnons le nom de nos deux premiers servants de messe : MM. Gérald Tellier et Louis Rouette.

 

                     Nouvelle église

  A
u dessus du clocher de l'église, on retrouve une sorte de sculpture de métal assez particulière. Pour symboliser à la fois la croix, signe des chrétiens, et Catherine de Sienne, patronne de la paroisse, l'architecte a joué avec les formes pour donner le symbole original qui caractérise notre paroisse: 

                     

 

 


 

 

                       1          2       3

1 - La croix  

2 - Silhouette stylisée d'une femme portant un voile ample 

3 - Symbole définitif

 

 

Église Sainte Catherine-de-Sienne 1964




 

  Au début des années 60, la chapelle de la rue Notre-Dame devenait trop petite, les paroissiens devenant de plus en plus nombreux. On décida dons de bâtir une nouvelle église.

 

  Le 4 août 1964, Mgr Georges-Léon Pelletier, évêque de Trois-Rivières procédait à la bénédiction de ce temple.

 

  Le lendemain, Le Nouvelliste rapportait l’évènement de la façon suivante : " La famille spirituelle de Ste-Catherine-de-Sienne s’est groupée hier après-midi, dans sa nouvelle église autour du pasteur du diocèse, S.E. Mgr Léon Pelletier à l’occasion de la bénédiction du temple et du monastère. La cérémonie religieuse fut suivie d’une messe pontificale célébrée par son Excellence. "

 

"  Au cours de la messe, S.E. Mgr Pelletier et Très Révérend Père Thomas-Marie Rondeau, provincial des Dominicains adressèrent une brève allocution à la foule des invités d’honneur et des fidèle qui assistaient nombreux au Saint Office ".

 

"  Mgr Pelletier rappelant le chemin parcouru depuis la fondation de la paroisse, souligna le dévouement des Dominicains qui ont poussé le service aux fidèles en portant aide et secours aux autres. Il félicita les Dominicains pour se dévouement. « J’ai constaté personnellement l’acharnement que le clergé de la paroisse a mis à faire monter en chaque famille le sentiment de Dieu ".

 

"  L’église, poursuivait-il, n’est pas une maison comme les autres. Chacun dans sa maison, la famille vit comme des humains. La vie que l’on vit dans une église est orientée vers l’Au-delà. Vous y apprenez à mieux vivre chez vous. Mais c’est une maison de famille d’un ordre spirituel, marquée et désignée pour la prière et le culte. À travers le tourbillon de la vie, nous retrouvons dans le temps du Seigneur, le silence, la force de l’Au-delà, un nouveau sens du courage ".    

 

"  Vous avez une église magnifique, on y retrouve l’austérité d’un cloître pour nous rappeler que la voie du fleuve est hérissée de renoncement et de mortifications ".

 

  À la bénédiction de l’église actuelle, le 4 août 1964, le Père Thomas Rondeau, provincial des Dominicains à l’époque, adressa la parole. Voici le compte-rendu qu’en fit Le Nouvelliste le lendemain : « Le T.R.P. Rondeau rappela à son tour l’histoire des Dominicains à Ste-Catherine-de-Sienne, de la paroisse, de la jeune ville en insistant sur l’évolution connue ces dernières années, laquelle exigera une installation paroissiale. « Il fallait également aux Dominicains un cadre conventuel conforme à leurs constitutions et plus propice à leurs tâches qui ne sont pas seulement diocésaines. En effet, les religieux qui prieront dans cette église et qui vivront dans cette maison rayonneront non seulement sur cette paroisse, mais également, c’est notre désir par la prédication, l’enseignement et les œuvres sur l’ensemble du diocèse. "  en effet, les Dominicains comptent établir à Trois-Rivières-Ouest un monastère qui de 15 religieux qu’il peut recevoir actuellement s’agrandira jusqu’à une possibilité de 52.

 

  À ce moment-là, on rêvait grand en pensant à la présence des Dominicains dans la région. On avait raison puisque beaucoup d’hommes demandaient à entrer chez les Dominicains, que le Noviciat et le Collège d’étude des Dominicains étaient pleins.

 

  Les changements dans la société, depuis quelques années, n’ont pas permis de construire l’aile qui devait recevoir une cinquantaine de religieux.

 

  Nous terminons aujourd’hui les quelques notes d’histoire de la paroisse en présentant ceux qui en ont été les pasteurs depuis les débuts.

 

  Le curé-fondateur, le P. Louis-Marie Sylvain travailla ici du 14 septembre 1943 au 2 août 1948. Le P. Sylvain est un religieux qui a gravi successivement à peu près touts les poste de commande de son Ordre. Père-Maître des Frère Étudiants, professeur, curé, prieur au Portugal et premier Provincial de la province restaurée. De retour au pays, en 1965 pour cause de santé, il accepta cependant le 2 février 1966, le Supériorat de la Maison Montmorency à Québec. Animé d’une foi profonde, il savait communiquer la sérénité qui ne l’a jamais quittée ".

 

  Le P. Jacques Surprenant le remplaça jusqu’en novembre 1954. Ceux qui l’ont connu se souviendront de ce bon curé qui fumait la pipe presque continuellement. Le P. Surprenant est décédé en 1974 à l’âge de 74 ans, après 50 ans de vie religieuse.

 

  Son vicaire lui succéda, le Père Jacques Dorion. Il travaillait à la paroisse depuis 6 ans quand il fut nommé curé en novembre 1954. Il laissa la paroisse en novembre 1960.

 

  Après lui, arriva le P. Albert Goulet avec les projets de la nouvelle église. Le P. Goulet se dévoué à la paroisse jusqu’en août 1963.

 

  Arriva alors, le P. Édouard Marcotte, ancien responsable de la formation des étudiants dominicains. Son mandat fut court : 70 jours. En effet, il décéda le 8 novembre 1963, à peine âgé de 51 ans. Il s’était acquis une réputation de travailleur acharné.

 

  Le P. Mannès Leduc qui se trouvait supérieur de la communauté des Dominicains fut nommé curé de la paroisse. Mais en octobre 1964, le Provincial le nomme son adjoint.

 

  C’est le P. François Couture qui vient le remplacer. Durant 9 ans, on le verra partout dans la paroisse jovial, attentif, dynamique.

 

  En août 1973, le P. Claude Brunet revient de Belgique où il était allé étudier. Il vient remplacer le P. Couture qui termine son second mandat comme curé. Avant son année d’étude, le P. Brunet avait été vicaire à la paroisse. Durant son mandat, s’est développé le Conseil de Pastorale mis sur pied par le P. Couture avant sont départ. En février 1978, le P. Brunet accepta l’animation pastorale à l’Hôpital St-Joseph.

 

  Le P. Yvon Veilleux, prieur des Dominicains, prend alors la charge à sa place (1978-1986) (curé) (1987-1988) (administrateur) (1988-1993) (curé). C’est sous sa gouverne qu’on célébra avec toute la solennité que s’imposait le cinquantième anniversaire de l’érection canonique de la paroisse le 13 juin 1993. (Décès à l'âge de 71 ans en avril 2000) 

 

  Suite au départ du Père Veilleux, se succédèrent à la direction spirituelle de la paroisse les Pères :

                  Claude Caron      (1986 - 1988) 
                  Pierre Leblond     (1993 - 1997)
                  Claude Noël        (1997 - 2000) 
                  Ovila Bélanger     (2000 - 2002)

 

Changement de direction

 

  Les Pères Dominicains ont exercé le ministère jusqu'en   avril 2002, date à laquelle la paroisse a été remise au diocèse de Trois-Rivières.

 

  Prirent charge de la paroisse les Abbés :

Donald Marcoux             (avril 2002 - juillet  2002)
Jean Beaumier             
 (août 2002 - novem. 2002)
Jean-Pierre Guilemette   
(déc. 2002 - juillet  2003)
Germain Nobert            
(août 2003 - janvier 2004)
Claude Ducharme           (fév. 2004 - février 2007)
Yvon Carpentier ivd         (fév. 2007 -  août   2008) 
Richard Rivard              (août 2008 -               )  

 

  Suite au départ des Dominicains en 2002, il n’y avait plus qu’une activité réduite au monastère. Celui-ci repris vie à l'été 2007 lorsqu'il est devenu, le noviciat des Dominicains au Couvent Ste-Catherine-de-Sienne. Pour plus de de détails voir la rubrique :


                                                   
Couvent Ste-Catherine-de-Sienne

                                                                                                                                    

      Suite

 

 

 

 

 

Gérard Beaudry, o.p. archiviste

Décédé à l'âge de 97 ans et 9 mois.     

 

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